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Genre

la budgétisation n’est jamais neutre : elle traduit des choix politiques et façonne concrètement nos sociétés. Intégrer la Budgétisation Sensible au Genre (BSG), c’est garantir que les ressources publiques répondent réellement aux besoins de toutes et tous, en renforçant l’égalité, la justice sociale et l’efficacité des politiques publiques.

Le Monde selon les femmes propose une formation le 8 et 9 avril (09:30 - 16:30) pour transformer les budgets en leviers d’impact, en alignant les engagements politiques avec des moyens concrets, mesurables et transparents.

La formation permettra de faciliter la compréhension de la Budgétisation Sensible au Genre (BGS) comme outil de promotion de l’égalité, mais aussi comme outil permettant de veiller à l’efficacité, la redevabilité, la justice sociale, la transparence et l’accord entre les discours et les moyens qu’on met à disposition.

Au programme

  • Concepts de base et typologies de projets pour avancer en Égalité substantielle
  • Introduction à la BSG, enjeux et objectifs : Le cycle du projet et la place de la BSG
  • Les grilles d’analyse
  • ACU, Accès – Contrôle et Usage de la clé de la BSG : Différence entre usage, accès contrôle des ressources matériels et immatériels et bénéfices
  • Application intuitive des grilles d’analyse et visibilisation des problématiques des budgets publiques non sensibles au genre
  • Les recettes et les dépenses dans la budgétisation
  • La mise en œuvre de la BSG : Les catégories, les plans d’action et les indicateurs
  • Exercices pratiques : Appropriation et exercices pratiques autour des budgets et type de dépenses
  • Evaluation : élaboration d’indicateurs et marqueurs de progrès

Plus d'info et inscriptions: https://www.mondefemmes.org/formation/budget-sensible-au-genre-bsg-3/

À l’occasion du 8 mars 2026, rappelons qu’un droit ne vaut que s’il peut être défendu: Droit. Justice. Action. Alors que l’État de droit est fragilisé, les femmes ne disposent encore que de 64 % des droits légaux des hommes. Un enjeu central pour notre action collective. Face aux fragilités des systèmes judiciaires, les organisations de la société civile jouent un rôle clé pour faire de l’égalité une réalité concrète.

Dans un contexte de conflits, de répression et de recul de l’État de droit, les femmes et les filles ne disposent encore que de 64 pour cent des droits légaux dont jouissent les hommes. Dans la majorité des pays, elles rencontrent davantage d’obstacles pour accéder à la justice. Les coûts, l’impunité et les discriminations transforment trop souvent les droits en promesses non tenues. Ces reculs s’inscrivent dans des offensives anti-droits structurées et massivement financées, qui fragilisent la démocratie et la coopération internationale.

Face à ces dynamiques, les organisations de la société civile sont en première ligne. Défendre l’égalité de genre, consacrée notamment par l’Objectif de développement durable 5, c’est défendre l’accès à la justice et préserver l’espace civique. Le 8 mars est un moment clé pour réaffirmer cet engagement collectif.

Enjeux majeurs mis en avant par nos membres en 2026

La mobilisation du 8 mars 2026 s’inscrit dans un contexte international de crises multiples – conflits armés, dérèglement climatique, recul de certains droits fondamentaux et creusement des inégalités – qui touchent particulièrement les femmes et d’autres groupes vulnérables. Parmi les enjeux mis en avant par nos membres :

  • Lutte contre les offensives anti-genre et les reculs législatifs:  Renforcer les cadres juridiques inter·nationaux, défendre les instruments existants, protéger les défenseur·euses des droits humains et préserver l’espace civique indispensable à l’exercice des droits.
  • Accès effectif à la justice: Garantir une aide juridique accessible et abordable, lutter contre l’impunité, soutenir les contentieux stratégiques et lever les obstacles économiques, sociaux et institutionnels qui empêchent les femmes de faire valoir leurs droits.
  • Lutte contre les violences basées sur le genre: Renforcer les législations et leur mise en œuvre, intégrer une approche de genre dans les contextes de crise et de conflit, et assurer un accompagnement complet des victimes.
  • Financement durable de l’égalité: Garantir des financements accessibles et pérennes pour les organisations féministes et les OSC, dans un contexte marqué par des coupes budgétaires qui ont un impact humain direct.
  • Accès à la santé sexuelle et reproductive: Protéger le droit à la contraception, à l’avortement et à des soins adaptés, reconnus par les engagements internationaux en matière de droits humains.
  • Justice économique et reconnaissance du travail du care: Réduire les inégalités salariales, valoriser les métiers du soin et renforcer l’autonomisation économique des femmes.
  • Justice climatique et égalité de genre: Intégrer une approche de genre dans les politiques climatiques et dans les réponses aux crises environnementales.
  • Protection des personnes migrantes et groupes marginalisés: Adapter les politiques publiques aux réalités de genre et garantir l’accès aux droits et à la protection contre les violences.
  • Diplomatie et coopération fondées sur les droits: Faire de l’égalité de genre et des droits sexuels et reproductifs une priorité cohérente de la politique étrangère belge et de la coopération internationale.

 

Ressources pour approfondir la réflexion et l’action

ACODEV met à disposition plusieurs outils et espaces de travail pour accompagner ses membres dans l’intégration du genre :

  • La Charte Genre : un cadre de référence pour favoriser une approche transversale de l’égalité de genre dans les organisations.
  • Le Guide de bonnes pratiques genre : une ressource issue des expériences du secteur, abordant la communication, la mobilisation, le plaidoyer et l’éducation.
  • Portail Qualité, dans le thème « Genre et diversité »: un espace regroupant des ressources et outils pratiques pour les OSC.
  • GT Genre : un espace collaboratif permettant aux organisations membres d’échanger, d’expérimenter et de structurer des positionnements sectoriels sur les enjeux de genre.

Ces ressources visent à soutenir les organisations dans l’intégration durable du genre dans leurs pratiques et stratégies.

Où se mobiliser 

La mobilisation annuelle contre les violences basées sur le genre, organisée par la plateforme Mirabal, aura lieu ce dimanche 23 novembre dès 12h, place Jean Jacob à Bruxelles.

Les violences basées sur le genre sont une réalité quotidienne, souvent minimisée ou invisibilisée, entretenue par des normes sociales injustes. Ces violences, qui touchent principalement les femmes et les filles, prennent de multiples formes :

  • Physiques : Coups, mutilations, strangulations ou violences conjugales.
  • Psychologiques : Menaces, intimidation, isolement ou harcèlement émotionnel.
  • Verbales : Insultes, humiliations et propos dégradants.
  • Sexuelles : Agressions, viols, mariages forcés ou mutilations génitales.
  • Économiques : Privation de moyens financiers ou contrôle des ressources.
  • Spirituelles : Imposition de pratiques religieuses ou justification des abus par des croyances.

Ces violences s’inscrivent dans un continuum alimenté par des inégalités structurelles. Les éradiquer est une urgence sociale et une exigence de justice.

En tant qu’acteur·rices de la société civile, nous avons un rôle clé à jouer. Ce rassemblement, organisé chaque année par la plateforme Mirabal à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, est l’occasion de rappeler que la lutte contre ces violences est une priorité absolue et que chaque voix compte. 

Infos pratiques

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