Les acteurs non gouvernementaux de la coopération

Les acteurs indirects

Les ONG, universités, syndicats et autres associations sont des acteurs indirects reconnus par l'état belge

Les acteurs indirects sont aussi appelés ACNG (acteurs de la coopération non gouvernementale).

Les ONG

Les ONG sont issues de la société civile et constituées en ASBL. Elles nouent des liens de partenariat avec des ONG dans les pays du Sud. Ce sont donc des liens directs de la société civile belge avec la société civile d'autres pays.

Certaines ONG ont également un agrément ou une "accréditation comme organisation de la société civile" donnée par l'État belge. Cette reconnaissance permet à l'organisation d'introduire des demandes de subsides au gouvernement fédéral, communautaire et régional ou à des institutions internationales.

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Les universités et institutions scientifiques

 

 

L'ARES (Académie de recherche et d'enseignement supérieur) soutient des partenariats entre les établissements d'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgique, et les établissements des pays du Sud pour renforcer ceux-ci dans leurs missions de formation, de recherche et de service à la société, et dans leur rôle d'acteur du développement.

 

 

Le VLIR (Vlaamse interuniversitaire raad) représente les universités flamandes. Il constitue une plate-forme pour l'intéraction entre les universités flamandes et le gouvernement flamand.

L'IMT (Institut de médecine tropicale) est un centre de recherche qui a pour mission de renforcer la base rationnelle des soins de santé humaine et animale dans les pays en voie de développement et de répondre aux besoins concernant la pathologie tropicale et importée en Belgique.

Les syndicats

Les syndicats belges sont extrêmement actifs dans les pays du Sud en partenariat avec des syndicats du Sud. Ils se centrent sur des objectifs liés aux droits des travailleurs.

L’Institut d’Education Ouvrière Internationale (IEOI asbl) est issu de la CSC. Sa mission est de renforcer la capacité des syndicats nationaux dans le Sud afin de leur permettre de promouvoir le travail décent dans tous ses aspects, pour tous les travailleurs de leurs pays, en vue d’une répartition plus juste des richesses.

L'Institut de formation syndicale internationale (IFSI) est quant à lui issu de la FGTB. La coopération syndicale au développement défendue par l’IFSI veille, dans une logique solidaire et émancipatrice, à renforcer les organisations syndicales du Sud afin qu’elles soient mieux à même de défendre leurs droits et avoir un impact transformateur de leur société, vers plus de démocratie, de développement social et de justice sociale. 

Le MSI (mouvement pour la solidarité internationale), provient du syndicat libéral CGSLB. L’action prioritaire de l’asbl MSI poursuit l’objectif de l’agenda de l’O.I.T. en matière de travail décent, à savoir les quatre piliers : la création d’emplois décents, la garantie des droits au travail, l’extension de la protection sociale et le renforcement du dialogue social.

Les villes et les communes

Toute une série de communes wallonnes et bruxelloises collaborent directement ou indirectement avec une municipalité dans le Sud. Ces collaborations passent autant par un niveau institutionnel que indirectement via le secteur ONG. Il peut par exemple s’agir d’un appui à la réhabilitation de l’administration communale d’une commune du Sud, ou à l’appui à la réhabilitation d’écoles via un financement à une ONG belge.

Les villes et les communes sont regroupées au niveau régional au sein des institutions suivantes :

   L'Union des villes et des communes de Wallonie cherche à

renforcer les capacités des institutions locales partenaires et à autonomiser les communes partenaires dans la conduite de leur développement

Association des villes et des communes de Bruxelles  informe et accompagne les communes bruxelloises dans la construction de projets ou de partenariats internationaux. L'association s'est par ailleurs vue confier une mission spécifique avec la gestion d’un programme intercommunal de coopération au développement avec les pays du Sudaxé sur la bonne gouvernance vise notamment.

Vereniging van Vlamamse Steden en Gemeenten informe les communes flamandes des actualités, réglementation, pratiques et autres informations sur la coopération au développement.

Autres acteurs institutionnels

L’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et son homologue flamand Vlaamse Vereniging voor Ontwikkelingssamenwerking en Technische Bijstand (VVOB) sont des ASBL dont l’objectif est de donner un appui à des activités d’enseignement, formation et recherche des organisations partenaires dans les pays du Sud.

L'APEFE avait été créée pour permettre aux enseignants francophones de mettre leur savoir-faire au service de pays défavorisés, elle a considérablement élargi son champ d’activités depuis et s’affirme aujourd’hui comme centre d’expertise en développement au service des pays les plus pauvres. Elle inscrit son action de renforcement des capacités dans une logique de partenariats et de réseaux qui garantit la qualité d’une assistance scientifique et technique de pointe.

Africalia est une asbl créée fin 2000, à l’initiative de la Coopération Belge au Développement, sous l’impulsion du secrétaire d’État Eddy Boutmans. Axée à ses débuts sur la diffusion de productions africaines en Belgique, Africalia a par la suite changé de politique de fonctionnement en s’inscrivant dans une logique de coopération culturelle. Depuis lors, elle promeut le développement humain durable par un soutien aux cultures et aux arts africains contemporains.