Origines et évolutions
La notion de coopération au développement a évolué avec le temps.
A l'origine, le concept de développement est apparu après la deuxième guerre mondiale, lorsque s’achevaient les premiers processus de décolonisation. A cette époque, on considérait que les sociétés traditionnelles étaient en retard par rapport à la civilisation occidentale et qu’elles devaient franchir une série d’étapes afin d’atteindre le progrès. Le développement était vu comme une modernisation dans tous les domaines (économique, politique, social, administratif et même religieux). C’est ainsi que les Etats occidentaux ont mis en place des organismes officiels d’aide au développement qui avaient pour objectif de concourir à cette « modernisation ». C’est aussi une période où les organisations non gouvernementales à caractère humanitaire et les missions religieuses (actives depuis longtemps) ont intensifié leurs actions pour aider ces populations défavorisées.
Aujourd'hui, on met plus l'accent sur le terme coopération. Les OSC en particulier cherchent principalement à construire des partenariats avec des acteurs locaux pour renforcer les pays du Sud dans des secteurs comme la santé, l'agriculture, l'environnement ou les droits humains. Elle apporte également une aide humanitaire dans des situations de crise.
La coopération au développement en Belgique
La coopération au développement en Belgique est régie par la Loi relative à la coopération au développement du 19 mars 2013 (mise à jour le 16 juin 2016). Elle définit les objectifs de la coopération internationale belge, ses stratégies, les différents types et acteurs de la coopération, et les pays concernés.
Il existe différents types de coopération au développement: bilatérale (d'Etat à Etat), multilatérale (initiatives internationales), indirecte (OSC), et provenant du « 4ème pilier ». Ces types de coopération sont implémentées par différents acteurs.
Si la coopération au développement est vue essentiellement en termes d'actions sur le terrain, elle passe aussi par l'éducation en Belgique. Les OSC sont les principales promotrices de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (dite « ECMS ») a pour but de faciliter une compréhension des enjeux mondiaux et de favoriser l’action citoyenne pour un monde plus juste, durable et solidaire.
Le changement peut s'opérer à différents niveaux. Les ONG membres d'ACODEV ouvrent à la réflexion et proposent des pistes de changement. D'autres acteurs proches du secteur le font également. Diverses possibilités sont reprises ici.
Voter "engagé"
Cela veut dire lire les programmes des partis à la lumière des enjeux de la citoyenneté mondiale. Les ONG organisent des conférences et tables rondes avant les élections pour connaître le point de vue des partis sur des situations ou des thématiques liées à la solidarité. Ces événements sont aussi répertoriés sur www.agenda-solidaire.be.
Réfléchir à sa consommation
Dans notre société, le marché est aussi dévenu un endroit où il est possible d'influencer les dynamiques mondiales. Le choix que nous portons sur les produits que nous achetons a donc un impact.
| Quelques videos sur la consommation et son incidence mondiale | Les organisations qui peuvent vous renseigner sur l'origine des choses |
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Acheter autrement
| Acheter équitable |
| Acheter solidaire |
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| Acheter local |
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| Ne pas acheter ! |
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Manger autrement
La consommation excessive de viande des pays occidentaux a un impact sur l'environnement et les populations du Sud. En effet, la culture de céréales à destination du bétail européen dans les pays du Sud engendre un accaparement de terres par certaines entreprises et/ou États ainsi que la déforestation de certaines régions.
| Voir à ce sujet : | Formations et réfléxions dans les organisations |
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Voyager et se déplacer autrement
| Au quotidien |
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| Pour aller loin |
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Epargner autrement
Le système monétaire mondial crée des disfonctionnements et des inégalités entre le Nord et le Sud.
| Informez-vous |
Tenir bon !
L'optimisme n'est pas toujours là lorsqu'on sent que la citoyenneté est menacée ou qu'elle a moins de place. Le temps de se ressourcer, informez-vous sur les avancées et les stratégies qui réussissent : Bonnes nouvelles.be
Ces stratégies se déclinent notamment à travers des activités très diverses telles que des formations, des animations, des accompagnements, des séjours d’immersion,des campagnes, etc.
Stratégies éducatives privilégiées
- Déployer une démarche éducative globale qui renforce des connaissances et qui initie et accompagne de manière intégrée des changements devaleurs, attitudes et comportements.
- Mobiliser une pédagogie centrée sur l’apprenant-e.
- Promouvoir des pédagogies actives, participatives et émancipatrices (adaptées auxpublics et aux contextes).
- Veiller à ce que le public définisse librement son opinion.
- Développer l’esprit critique et lacréativité.
- Promouvoir une lecture systémique des enjeux mondiaux
- Présenter et valoriser la diversité des initiatives et alternatives pour la mise en action des publics.
- Promouvoir la communication interculturelle et le débat démocratique.
Stratégies de mobilisation citoyenne privilégiées
- Sensibiliser par et à travers la mise en action citoyenne individuelle et collective.
- Renforcer la co-responsabilité et la participation des citoyen-ne-s aux décisions publiques.
- Co-construire et faire vivre des alternatives.
- Construire des alliances / mises en réseau.
- Dénoncer des injustices et/ou formuler des propositions constructives.
Stratégies de plaidoyer privilégiées
- Dénoncer des injustices et/ou formuler des propositions constructives.
- Construire des alliances / mises en réseau pour créer de réels rapports de force.
- Mener un travail d’influence directe et alimenter la décision politique.
- Informer, sensibiliser, former des décideurs et décideuses.
Stratégies transversales privilégiées
- Construire des partenariats et alliances avec d’autres acteurs et secteurs d’ici et d’ailleurs.
- En tant qu’organisation, rechercher la cohérence de ses actions avec sa vision.
- Renforcer de manière continue la qualité de ses démarches et l’expertise des acteurs.
- Capitaliser, partager des expériences et les évaluer.
- Produire des recherches sur les contenus et les méthodes.
- Prendre en compte les rapports de domination.
- Intégrer des questions de genre, d’environnement et les droits humains dans ses démarches.
Agir solidaire
Vous cherchez des exemples de formations sur le commerce équitable ? une animation sur les interdépendances ? Vous vous demandez quelles organisations font des voyages d'immersion ? ou du plaidoyer sur les changements climatiques ?
La plateforme Agir solidaire (http://agirsolidaire.acodev.be), créée par ACODEV, vous permet d'identifier et de trouver des activités de solidarité mondiale et solidaire en fonction des thémes, des groupes cibles, des types d'activités, etc.