Les dons et les subsides

Le financement des ONG

Le financement des ONG se distingue par ce qui relève de l’apport privé d’une part et ce qui relève de l’apport public d’autre part.

L’apport privé

L’apport privé des ONG est constitué principalement de dons (citoyens, entreprises, fondations, etc.) et de cotisations.

En Belgique, la campagne 11.11.11 de récolte de fonds permet aux ONG d’obtenir une bonne partie de leurs ressources propres. Cette campagne a lieu chaque année au mois de novembre depuis 1966. Elle est organisée par le CNCD pour la partie francophone du pays et par 11.11.11. Vlanderen pour la partie néerlandophone.

Pour accroître leurs fonds dans un marché belge très “concurrentiel” en termes de dons, les ONG mettent en place des stratégies de récolte de fonds telles que l’envoi ciblé de mailings à des fichiers de donateurs, la diffusion de spots publicitaires, la vente de cartes postales, etc. Certaines ONG ont recours à des sociétés spécialisées en marketing social.

Les ONG défendent des principes d’éthique dans leur communication et dans leur récolte de fonds vis-à-vis du grand public. Certains critères ont été définis au niveau belge (“Code d’éthique” de l’AERF) ou au niveau européen (“Code de conduite sur les images”).

L’apport public

L’apport public est constitué des subsides obtenus de différents pouvoirs publics. Un pouvoir public ne finance jamais totalement le programme/projet d’une ONG : l’ONG est tenue d’apporter une partie en fonds privés. Cet apport varie selon un pourcentage propre à chaque bailleur. C’est pourquoi le terme “cofinancement” est utilisé.

Les principales sources de cofinancement publiques des ONG belges sont :

  • au niveau fédéral, la Direction Générale de la Coopération au Développement (DGD), c’est-à-dire l’Administration du ministère de la Coopération au développement belge via essentiellement le cofinancement ONG (100 millions €). Les ONG reçoivent aussi des subsides du Ministère des Affaires étrangères pour leurs programmes d’aide alimentaire, d’aide d’urgence, de diplomatie préventive ou encore de prévention des conflits et consolidation de la Paix. Le Fonds belge de Survie, initiative du Parlement belge, permet quant à lui de financer des programmes de sécurité alimentaire mis en place par les ONG en Afrique subsaharienne.
  • au niveau communautaire et régional, la Région Wallonne et la Communauté Française financent depuis 1998 les programmes Sud ou d’éducation au développement des ONG francophones. Une ligne “Développement durable” leur est également accessible. Les ONG néerlandophones sont cofinancées par leur propre Communauté. Plus d’infos sur le WBI.
  • l’Union Européenne : les ONG répondent aux appels d’offre réservés aux “Acteurs Non Etatiques” ou soumissionnent aux appels de lignes thématiques ou sectorielles. Les ONG ont cependant de plus en plus difficultés avoir accès au financement européen : le montant du fonds n’a pas évolué au cours des 10 dernières années alors que le nombre d’ONG éligibles a, quant à lui, augmenté, surtout depuis l’élargissement de l’Union Européenne à de nouveaux pays membres.

Redevabilité et transparence

Le principe de “redevabilité” sous-entend que les ONG rendent des comptes à leurs publics (membres, donateurs, bénéficiaires des actions, etc.) et leurs partenaires (partenaires Sud ou Nord, bailleurs de fonds, etc.) sur les actions qu’elles mènent et les décisions qu’elles prennent en leur nom. Ce principe implique que les ONG communiquent en toute transparence sur leurs comptes, sur l’état d’avancement de leurs programmes, comment l’argent est investi, etc. Il sous-entend également que les ONG tiennent compte des besoins et préoccupations de leurs publics-cibles et partenaires dans tous les choix qu’elles posent.

Si vous voyez le logo de l’AERF sur le site internet d’une ONG, cela signifie qu’elle adhère aux principes éthiques de la récolte de fonds.

Une des questions que le public se pose souvent est celui de l’affectation des fonds privés ou publics récoltés par les ONG. La majorité des fonds (+/- 80%) va directement aux actions sur le terrain (actions dans le Sud ou activités d’éducation au développement ou offres de services menées au Nord) mais il faut savoir qu’une partie, bien que restreinte (+/- 20%), sert aussi à financer le travail “administratif” des ONG (rédaction des dossiers de cofinancement, suivi et évaluation des projets, etc.) et des frais de fonctionnement. La professionnalisation du secteur ONG et la complexification administrative de son travail requièrent des ressources humaines de plus en plus spécialisées et permanentes. Les ONG peuvent plus difficilement fonctionner sur base uniquement du bénévolat et sans une certaine structure de soutien.

Base de données sur les ONG : ONG-livreouvert (www.ong-livreouvert.be)

ONG-livreouvert est la base de données de toutes les ONG agréées comme ONG de développement en Belgique. Via ce site, il est possible de connaître les activités des ONG, leurs financements, les pays où elles travaillent, si elles y envoient des expatriés et bien d'autres éléments encore. Ce site a été mise en place par ACODEV et ngo-federatie.