La coopération au développement

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Renforcer les pays du Sud
Accroche: 
Ce domaine concerne différents acteurs en Belgique avec des rôles et des méthodes également différentes mais avec un même objectif.

 

 

 

 

De quoi s'agit-il ?

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Les notions de développement et coopération au développement
Accroche: 
Pas toujours facile de cerner cette matière très récente mais qui a déjà beaucoup évolué d'une approche "charité" à la construction solidaire

Les notions de développement et de coopération au développement

Les origines

Les concepts de sous-développement et de Tiers-monde sont apparus après la deuxième guerre mondiale, lorsque s’achevaient les premiers processus de décolonisation. A cette époque, on considérait que les sociétés traditionnelles étaient en retard par rapport à la civilisation occidentale et qu’elles devaient franchir une série d’étapes afin d’atteindre le progrès. Le développement était vu comme une modernisation dans tous les domaines (économique, politique, social, administratif et même religieux).

C’est ainsi que les Etats occidentaux ont mis en place des organismes officiels d’aide au développement qui avaient pour objectif de concourir à cette « modernisation ». C’est aussi une période où les organisations non gouvernementales (ONG) à caractère humanitaire et les missions  religieuses (actives depuis longtemps) ont intensifié leurs actions pour aider ces populations défavorisées.

Davantages d'explications sont disponibles sur le site web de l'ONG ITECO qui a analysé l'évolution du concept de développement.

Aujourd'hui

La notion de coopération au développement a évolué, les termes ont également changé. On ne parle plus de pays sous-développés ou pays du Tiers-monde mais plutôt de pays en voie de développement ou pays du Sud.

L'assistance est de moins en moins vue comme la solution aux problèmes des pays du Sud. Les ONG en particulier privilégient d'autres types de coopération.

Les différents niveaux de la coopération

Coopération bilatérale

La coopération bilatérale se fait « d’état à état ». Ce sont les institutions fédérales, communautaires et régionales qui sont les acteurs principaux. Au nom des gouvernements qu’elles représentent, ces institutions coopérent avec les Etats des pays partenaires. Dans le cas de la Belgique, il s'agit de de Direction générale de développement (DGD) pour le fédéral et du WBI et VAIS pour le niveau régional. Plus d'infos sur les institutions fédérales et régionales belges actives dans le domaine. 

La coopération multilatérale

La coopération multilatérale concerne, elle, la participation de la Belgique à des initiatives ou institutions collectives, par exemple l’ONU. Ces institutions sont financées chaque année par les pays adhérents et ont leur propre politique de coopération au développement.

La coopération indirecte

La coopération indirecte fait référence au travail que font les institutions non étatiques (comme les ONG, les universités, etc) avec leurs partenaires du Sud. On l’appelle « indirecte » car l’Etat belge soutient ces actions mais n’est pas l’exécuteur ou décideur.

La 4ème pillier

Les citoyens belges contribuent par leurs impôts aux trois niveaux de coopération que nous venons de citer. Ils s’impliquent aussi plus directement en faisant des dons ou en soutenant des actions des acteurs indirects ou internationaux. Mais il existe aussi un quatrième niveau dans la coopération au développement. Il est moins connu. Il s’agit d’initiatives citoyennes volontaires qui avec peu de moyens soutiennent des projets dans le Sud et créent des liens Nord/Sud. On retrouve dans cette catégorie les associations paroissiales, les mouvements de jeunes, les associations de quartier, les groupes scolaires ou n’importe quelle autre association de personnes qui à un moment s’intéresse à la problématique Nord/Sud.

Pays concernés

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Les pays concernés
Accroche: 
La coopération au développement n'est pas improvisée par les ONG ou les pays. Elle concerne certains pays en particulier.

La présence d'ONG belges de développement dans les pays du Sud

Les ONG belges sont présentes dans les pays suivants :

Ces données proviennent de la base de données www.ong-livreouvert.be complétée par les ONG membres des deux fédérations ACODEV et ngo-federatie. La légende reprend les pourcentages des sommes octroyées aux différents pays pour l'ensemble des ONG.

Les pays partenaires de la coopération belge fédérale

Bénin - Burkina FasoBurundi - Congo (Rép. Dém.)Guinée - Mali - Maroc - Mozambique - Niger - Ouganda - Rwanda - Sénégal - Tanzanie - Territoire palestinien

Pays partenaires du WBI

Liste du CAD

La liste des pays qui peuvent bénéficier de l'aide au développement est établie par le comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE ('Organisation de Coopération et de Développement Économiques). Cet organisme a pour mission de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde. La liste des pays est accessible ici.

Secteurs d'activité

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Domaines d'action
Accroche: 
La coopération au développement peut être envisagée sous différents angles chacun nécessitant d'approches spécifiques.

Les secteurs de la coopération au développement :

Pour prendre connaissance des ONG actives dans ces différents secteurs d'activités, rendez-vous sur ONG-livreouvert.be.

Les acteurs de la coopération

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Des rôles spécifiques pour chacun
Accroche: 
Il existe différents acteurs, certains collaborent au niveau bilatéral, d'autres au niveau multilatéral, d'autres enfin de façon indirecte.

Institutions gouvernementales belges

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DGD, WBI, CTB, etc
Accroche: 
Il existe plusieurs types d'acteurs officiels pour la coopération au développement en Belgique, certains sont fédéraux, d'autres régionaux.

Au niveau fédéral

La coopération au développement fait partie des compétences du Ministre Alexander De Croo au niveau fédéral. Une administration et une agence de développement gèrent cette matière au niveau fédéral.

 

La Direction Générale de Développement (DGD) dépend du Service Public Fédéral Affaires étrangères. C’est elle qui se charge de l’aide bilatérale (à travers des programmes gouvernementaux) et multilatérale de l’Etat fédéral. La DGD reconnaît et cofinance les activités proposées par les acteurs de la coopération indirecte (par exemple les ONG). Outre ces services, la DGD possède aussi des programmes « spéciaux » pour des situations d’urgence (Aide d’urgence, réhabilitation et aide alimentaire) ainsi qu’un programme Fonds Belge de Survie, un programme de Consolidation de la société et des programmes de sensibilisation de la population belge. La DGD fait le suivi des programmes bilatéraux et multilatéraux mais ne les exécute pas elle-même. Elle fait appel pour cela à la CTB. La DGD fait aussi le suivi du cofinancement donné aux acteurs de la coopération indirecte mais l’initiative et l’exécution restent du côté de ces acteurs.

 

 

 

 

La CTB - L'Agence belge de développement est l’Agence d’exécution de coopération au développement bilatérale belge. C’est une société anonyme de droit public à finalité sociale dont les relations avec l’Etat fédéral sont définies dans un contrat de gestion. La CTB met en oeuvre et fait le suivi des programmes conçus par la DGD ; mais aussi des programmes appartenant à d’autres institutions (par exemple : UE).

Concrètement cela veut dire que la CTB a un bureau de représentation dans les pays de l’aide gouvernementale ainsi que des coopérants pour mettre en oeuvre ces programmes.

C’est aussi la CTB qui gère :

  • les Cycles d’information de la coopération belge
  • les programmes de sensibilisation (dont Annoncer la Couleur)
  • les bourses d’études et stages attribués par la DGD
  • la promotion du commerce équitable (programme du Centre Fair Trade)
  • le programme d'assistants Junior

Au niveau communautaire et régional

Les ministres des relations extérieures au niveau fédéré sont : Rudy Demotte pour la fédération Wallonie Bruxelles, Geert Bourgeois pour le gouvernement flamand, Guy Vanhengel pour la région bruxelloise (compétence déléguée à la secrétaire d'Etat Bianca Debaets).

 

Wallonie Bruxelles International est une administration publique chargée des relations internationales Wallonie-Bruxelles. Elle est l’instrument de la politique internationale menée par la Communauté française de Belgique la Région wallonne et la Commisssion communautaire française (COCOF) de la Région de Bruxelles-Capitale.

 

 

Le Departement internationaal Vlaanderen (DIV) est le département chargé des relations internationales et notamment la coopération au développement au sein du gouvernement flamand.

 

 

Brussels international a été créée afin de développer une politique étrangère cohérente au sein de la Région de Bruxelles-Capitale. Au sein de Bruxelles Coordination Régionale, elle exerce un rôle de coordination des relations et de la représentation de la Région dans le monde.

Les institutions du Sud

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Sur le terrain
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Dans un même pays au Sud on retrouve non seulement des acteurs belges mais aussi d'autres pays et des structures nationales de coordination.

Les institutions nationales

Les Pays du Sud reçoivent l'aide internationale mais mettent également sur pied des institutions qui structurent et planifient cette aide venue de l'extérieur. Nombreux sont donc les pays à posséder un Ministère de planification de l'aide, par exemple.

Les coordinations

Indépendamment ou en collaboration avec ces institutions gouvernementales, l'aide internationale s'organise aussi dans des structures ou via des directives.

Par exemple la Belgique essaye de créer des intéractions entre les différents acteurs belges (ONG, CTB, universités, etc) qui travaillent dans un même pays.

Au niveau international

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Les grandes institutions mondiales
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La Belgique participe aux actions de l'ONU et autres institutions internationales.

Institutions internationales

La coopération au développement et le travail de solidarité internationale de la Belgique se déploient aussi à un niveau plus multilatéral, qui dépasse les seuls accords de coopération bilatérale avec un pays donné. Ainsi, au niveau de la coopération officielle, la Belgique contribue de manière substantielle à des nombreuses agences et à plusieurs organismes des Nations-Unies, en particulier la Banque Mondiale, le FMI, le programme ONUSIDA, l’OIT, l’OIM, etc. Ces contributions sont généralement d’ordre budgétaire, et sont gérées et orchestrées par l’Administration fédérale en charge de la coopération au développement (DGD).

A côté des ces participations publiques de la Belgique, d’autres acteurs indirects, en particulier, des ONG, mènent aussi des actions significatives en matière de solidarité internationale via des réseaux internationaux ou au sein des instances multilatérales ; on peut citer notamment le travail de l’UNICEF, de MSF en matière de santé (par exemple lobbying sur l’accès à des médicaments génériques), d’OXFAM au sein du réseau Oxfam International, etc.

Les acteurs indirects

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Les acteurs non gouvernementaux de la coopération
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Les ONG, universités, syndicats et autres associations sont des acteurs indirects reconnus par l'état belge

Les acteurs indirects sont aussi appelés ACNG (acteurs de la coopération non gouvernementale).

Les ONG

Les ONG sont issues de la société civile et constituées en ASBL. Elles nouent des liens de partenariat avec des ONG dans les pays du Sud. Ce sont donc des liens directs de la société civile belge avec la société civile d'autres pays.

Certaines ONG ont également un agrément ou une "accréditation comme organisation de la société civile" donnée par l'État belge. Cette reconnaissance permet à l'organisation d'introduire des demandes de subsides au gouvernement fédéral, communautaire et régional ou à des institutions internationales.

Plus d'infos

Les universités et institutions scientifiques

 

 

L'ARES (Académie de recherche et d'enseignement supérieur) soutient des partenariats entre les établissements d'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgique, et les établissements des pays du Sud pour renforcer ceux-ci dans leurs missions de formation, de recherche et de service à la société, et dans leur rôle d'acteur du développement.

 

 

Le VLIR (Vlaamse interuniversitaire raad) représente les universités flamandes. Il constitue une plate-forme pour l'intéraction entre les universités flamandes et le gouvernement flamand.

L'IMT (Institut de médecine tropicale) est un centre de recherche qui a pour mission de renforcer la base rationnelle des soins de santé humaine et animale dans les pays en voie de développement et de répondre aux besoins concernant la pathologie tropicale et importée en Belgique.

Les syndicats

Les syndicats belges sont extrêmement actifs dans les pays du Sud en partenariat avec des syndicats du Sud. Ils se centrent sur des objectifs liés aux droits des travailleurs.

L’Institut d’Education Ouvrière Internationale (IEOI asbl) est issu de la CSC. Sa mission est de renforcer la capacité des syndicats nationaux dans le Sud afin de leur permettre de promouvoir le travail décent dans tous ses aspects, pour tous les travailleurs de leurs pays, en vue d’une répartition plus juste des richesses.

L'Institut de formation syndicale internationale (IFSI) est quant à lui issu de la FGTB. La coopération syndicale au développement défendue par l’IFSI veille, dans une logique solidaire et émancipatrice, à renforcer les organisations syndicales du Sud afin qu’elles soient mieux à même de défendre leurs droits et avoir un impact transformateur de leur société, vers plus de démocratie, de développement social et de justice sociale. 

Le MSI (mouvement pour la solidarité internationale), provient du syndicat libéral CGSLB. L’action prioritaire de l’asbl MSI poursuit l’objectif de l’agenda de l’O.I.T. en matière de travail décent, à savoir les quatre piliers : la création d’emplois décents, la garantie des droits au travail, l’extension de la protection sociale et le renforcement du dialogue social.

Les villes et les communes

Toute une série de communes wallonnes et bruxelloises collaborent directement ou indirectement avec une municipalité dans le Sud. Ces collaborations passent autant par un niveau institutionnel que indirectement via le secteur ONG. Il peut par exemple s’agir d’un appui à la réhabilitation de l’administration communale d’une commune du Sud, ou à l’appui à la réhabilitation d’écoles via un financement à une ONG belge.

Les villes et les communes sont regroupées au niveau régional au sein des institutions suivantes :

   L'Union des villes et des communes de Wallonie cherche à

renforcer les capacités des institutions locales partenaires et à autonomiser les communes partenaires dans la conduite de leur développement

Association des villes et des communes de Bruxelles  informe et accompagne les communes bruxelloises dans la construction de projets ou de partenariats internationaux. L'association s'est par ailleurs vue confier une mission spécifique avec la gestion d’un programme intercommunal de coopération au développement avec les pays du Sudaxé sur la bonne gouvernance vise notamment.

Vereniging van Vlamamse Steden en Gemeenten informe les communes flamandes des actualités, réglementation, pratiques et autres informations sur la coopération au développement.

Autres acteurs institutionnels

L’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et son homologue flamand Vlaamse Vereniging voor Ontwikkelingssamenwerking en Technische Bijstand (VVOB) sont des ASBL dont l’objectif est de donner un appui à des activités d’enseignement, formation et recherche des organisations partenaires dans les pays du Sud.

L'APEFE avait été créée pour permettre aux enseignants francophones de mettre leur savoir-faire au service de pays défavorisés, elle a considérablement élargi son champ d’activités depuis et s’affirme aujourd’hui comme centre d’expertise en développement au service des pays les plus pauvres. Elle inscrit son action de renforcement des capacités dans une logique de partenariats et de réseaux qui garantit la qualité d’une assistance scientifique et technique de pointe.

Africalia est une asbl créée fin 2000, à l’initiative de la Coopération Belge au Développement, sous l’impulsion du secrétaire d’État Eddy Boutmans. Axée à ses débuts sur la diffusion de productions africaines en Belgique, Africalia a par la suite changé de politique de fonctionnement en s’inscrivant dans une logique de coopération culturelle. Depuis lors, elle promeut le développement humain durable par un soutien aux cultures et aux arts africains contemporains.

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

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Une autre façon de coopérer
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L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire a pour but d'amener des changements de comportement au Nord, au bénéfice des pays du Sud

Les objectifs généraux et les thématiques abordées par l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire propose des démarches nécessaires et urgentes face aux défis de ce monde

 

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire a différentes modalités, des méthodes pédagogiques spécifiques et des guides pour établir des stratégies

 

Les ONG sont les principales actrices en matières d'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire. Cette page vous dirige vers les ONG actives en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, dans les écoles et dans les voyages d'immersion.

Tous les publics sont concernés par cette démarche

Lentement mais sûrement, les choses bougent. Sur cette page, quelques exemples

Issus du Panorama de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, la rubrique propose les exemples concrets de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

 

 

 

 

 

 

De quoi s'agit-il ?

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est un processus qui vise le changement social. Elle a pour but de permettre aux individus de s’approprier une conviction empreinte de solidarité internationale et de la manifester par des engagements concrets, individuels et collectifs.

Objectifs généraux

  • Faciliter une compréhension globale des enjeux du développement et des mécanismes d’exploitation injustes qui engendrent des relations inégalitaires entre le Nord et le Sud ;
  • Faciliter la compréhension des interdépendances entre les sociétés du Nord et du Sud ;
  • Accompagner l’acquisition d’un regard conscient et critique de la réalité, tant au niveau de relations microsociales qu’au niveau macro ;
  • Favoriser un meilleur dialogue entre les citoyens à travers une approche interculturelle basée sur le respect mutuel et l’égalité ;
  • Promouvoir des valeurs, attitudes, et aptitudes liées à la solidarité ;

Thématiques abordées

  • Déconstruire les stéréotypes Nord-Sud
  • Défendre les droits humains
  • Impluser un développement humain et durable
  • Stimuler la solidarité et la participation sociale
  • Combattre la xénophobie et le racisme
  • Promouvoir l'approche genre

6 idées phares

  1. Renforcement de l’engagement citoyen dans la lutte pour les droits humains et la justice mondiale
  2. Axe stratégique majeur de la coopération au développement
  3. Un secteur reconnu et soutenu officiellement aux niveaux international et belge
  4. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est plurielle mais au service d’une finalité commune
  5. Mise en avant d'une responsabilité globale
  6. Un secteur qui agit et réfléchit collectivement pour maintenir et renforcer la qualité de son travail

1. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire renforce l’engagement citoyen dans la lutte pour les droits humains et la justice mondiale

Elle promeut des valeurs et attitudes telles que la solidarité, la justice, la coopération, le respect mutuel, l’engagement, etc. Ses interventions visent à former et nourrir les citoyens et les citoyennes dans leurs réflexions sur les enjeux globaux et locaux. Elle les appuie à être conscients, critiques mais aussi engagés en suscitant l’envie de se mobiliser dans des actions collectives de solidarité. Cette éducation se fait au niveau des individus mais aussi de groupes ou de collectivités. Elle est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que les discours dominants actuels (qui valorisent la consommation effrénée, la satisfaction immédiate, le repli sur soi, les stéréotypes en tous genres, etc.) sont puissants et omniprésents.

Pour plus d'infos sur les effets de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, consultez notre page Ça marche !

2. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est un axe stratégique majeur de la coopération au développement

La coopération au développement, ce n’est pas uniquement appuyer des organisations du « Sud » pour mettre en oeuvre des programmes et projets locaux, c’est aussi mobiliser des publics ici en Belgique et au niveau international, pour changer la société et le monde. C’est la mission de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire et c’est un métier fondamental des ONG.

3. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, un secteur reconnu et soutenu officiellement aux niveaux international et belge

L’Etat belge définit l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire dans la Loi relative à la coopération au développement belge du 19 mars 2013 (telle que modifiée par la Loi du 10 décembre 2013). La Loi en fait un objectif clair de la coopération au développement et prévoit des modalités pour financer les acteurs qui ont développé une expertise forte en la matière. Les ONG sont connues et reconnues par le Pouvoir public pour la mise en oeuvre d’actions d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire de qualité.

 4. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est plurielle mais au service d’une finalité commune

Construire un monde plus juste, dans lequel ressources et pouvoir sont équitablement répartis dans le respect de la dignité humaine est la finalité poursuivie. Les interventions d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire suivent des voies multiples pour s'en approcher. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, c’est :

  • cinq grandes modalités d’action qui s’articulent et se complètent : la sensibilisation des publics, la formation, la mobilisation citoyenne, le travail d’incidence politique et la recherche
  • une grande diversité de publics visés soit à titre individuel, d’âges et de milieux socio-culturels différents ; soit à titre collectif et/ou institutionnel
  • une multitude de thèmes abordés avec une dimension internationale et un point de vue systémique
  • des méthodes et des approches variées car les interventions se doivent d’être spécifiques et adaptées à chaque public visé.

Des exemples d'interventions sont répertoriés sur ce site et dans la brochure Panorama de l'éducation au développement.

5. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire met en avant une responsabilité globale

La mise en réseau des citoyens et des citoyennes, les alliances avec d’autres organisations sociales et l’incidence politique sont aujourd’hui fondamentales pour viser une citoyenneté mondiale.
Il ne s’agit pas seulement d’être « solidaire avec les pays du Sud » mais de contribuer de manière conjointe à la construction d’une société plus juste qui intègre de manière articulée sa dimension internationale et ses spécificités locales. De nombreuses interventions d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire sont construites en partenariat et synergies tant avec des acteurs du « Nord » que du « Sud ».

6. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, un secteur qui agit et réfléchit collectivement pour maintenir et renforcer la qualité de son travail

Une concertation existe de longue date au sein du secteur ONG et avec d’autres types d’acteurs pour favoriser l’apprentissage mutuel et réfléchir collectivement aux meilleures stratégies de mobilisation citoyenne pour faire face aux enjeux du monde contemporain.
Au sein d'ACODEV, le GTECMS (groupe de travail d'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire) s'est donné pour missions de valoriser cette approche de la coopération au développement ainsi que de renforcer la qualité et défendre les ONG qui s'y consacrent.

 Plus d'infos dans le Référentiel sur l'Éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire.

Pourquoi ?

C'est une nécessité !

Face à l’inégale répartition des richesses dans le monde, l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est un processus qui vise à provoquer des changements de valeurs et d’attitudes sur les plans individuel et collectif en vue d’un monde plus juste, dans lequel ressources et pouvoir sont équitablement répartis dans le respect de la dignité humaine.

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que les discours dominants actuels (qui valorisent la consommation effrénée, la satisfaction immédiate, le repli sur soi, les stéréotypes en tous genres, etc.) sont puissants et omniprésents.

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire contribue a renforcer la capacité des sociétés à agir sur leur développement, au Nord comme au Sud. Car l’émergence d’alternatives, loin de se réduire à l’accumulation de luttes défensives et de postures « révolutionnaires », passe plutôt par la construction patiente et joyeuse d’un autre rapport aux autres et au monde, sans que rien de ce que chaque collectivité expérimente ne soit passé sous silence.

C'est urgent !

Le monde va mal, les défis sont nombreux :

  • Établir des rapports de force capables de transformer les relations inégales et de redistribuer les richesses de manière équitable.
  • Construire une vision d’avenir basée sur la citoyenneté et la solidarité sans véhiculer un modèle de développement basé sur une idéologie de croissance économique infinie et une vision linéaire de l’avenir des populations et des cultures.
  • Nourrir bientôt 7, puis 8, 9, 10 milliards d’êtres humains, c’est possible mais pas dans le système actuel d’exploitation des ressources naturelles.
  • Préserver l’environnement en tenant compte des générations futures du Nord et du Sud.
  • Assurer l’accès à l’eau potable et aux ressources naturelles pour tous et toutes car il s’agit d’un droit universel et d’un bien public.
  • Tirer parti d’une société plus métissée comme un atout, une richesse pour certains pays; pour d’autres faire face au départ d’une partie de leur population.
  • Gérer, au sein des pays et entre ceux-ci, les disparités de niveau de vie considérables, avec pour objectif de les réduire drastiquement.
  • Garantir l’accès à la santé et à l'éducation à tous et toutes.
  • Garder une démocratie vivante, active, vécue, régénérée.
  • Gérer le sentiment d’insécurité, éviter la criminalisation des mouvements sociaux et empêcher la multiplication de zones de non-droit.
  • Exercer un  contrôle démocratique et citoyen sur les acteurs économiques
  • Garantir un travail décent pour tous et toutes.

Les ONG le disent

Les ONG membres d'ACODEV se sont exprimées sur la nécessité de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire via une brochure disponible sur ce site.

D'autres publications sont disponibles ici.

 

 

Comment ?

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Une autre façon de coopérer
Accroche: 
L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire est un processus à deux versants, l'un est pédagogique, l'autre est politique.

5 modalités d'intervention

Ici, quelques exemples d'activités de sensibilisation.

 

L'objectif est d'interpeller et favoriser l'empathie du public, sur les enjeux mondiaux et la solidarité internationale.   
Les organisations profitent d’initiatives préexistantes comme les festivals, les Salons, la Semaine de la Solidarité internationale, les journées internationales thématiques, etc. pour mettre en place des activités de sensibilisation.

Ici, quelques exemples d'activités de formation/conscientisation 

 

 

 

Les processus de formation et de conscientisation consistent à aller plus loin dans la prise de conscience, l’apprentissage de connaissances, l’apport d’analyses, de réflexion, le développement de l’esprit critique.
Le public de ce type d’interventions est très diversifié (jeunes ou adultes, bénévoles ou professionnels, des personnes « défavorisées », etc.) et concerne des individus ou des organisations qui deviendront eux-mêmes, dans le cadre de leur vie privée et/ou professionnelle, des « relais » des messages de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire.

Ici, quelques exemples de mobilisation 

 

Il s’agit de faire prendre conscience à des individus et à des groupes de citoyens déjà sensibilisés à certaines problématiques de leur pouvoir d’action et de renforcer leurs capacités à agir concrètement, chacun à leur échelle, sur des situations qui nécessitent un changement au niveau local et global.  

Ici, quelques exemples de plaidoyer  

 

 

 

Il s’agit de préparer et de porter un discours dans le but d’interpeller directement les décideurs, qu’ils soient politiques et/ou économiques, afin d’influencer leurs décisions qui ont des répercussions globales. 
Par son rôle d’électeur-trice ou de consommateur-trice, chaque citoyen-n-e a le pouvoir d’orienter les préoccupations des décideurs. Le plaidoyer politique est donc aussi un moyen qui permet à un public averti de s’engager pour plus de justice internationale. 

Ici quelques exemples de recherche

 

 

 

 

Le travail de recherche en éducation au développement consiste à analyser les enjeux du développement dans toute leur complexité et de voir notamment en quoi le contexte historique et les structures génèrent des inégalités dans le monde.  Il ne s’agit pas de s’en tenir aux constats, ce travail vise aussi à formuler des alternatives aux analyses dominantes.  Le travail de recherche est important pour comprendre mais aussi pour dénoncer.
Un autre aspect de la recherche porte sur le métier même de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire afin d'appuyer les acteurs de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire à mener à bien leurs missions.

Les méthodes pégagogiques utilisées

        • des démarches participatives, actives et interactives
        • des approches facilitant l’analyse de la complexité du développement
        • l’émergence des représentations mentales des publics visés
        • une pédagogie adaptée à la diversité des publics
        • des méthodes d’évaluation formatives et participatives
        • des apprentissages en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir être.
        • des supports pédagogiques créés par les acteurs de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire liés aux nouveaux médias (serious game, sites internet, web-documentaires, etc.) ou aux plus traditionnels (jeux de société, documentaires, publications, concours, etc.).
        • des créations audiovisuelles ou théâtrales, les expositions, les projections de documentaires souvent co-construites avec des compagnies de théâtre, des centres culturels, etc.

Penser la stratégies

Cela ne s'improvise pas !

   
Panorama de l'éducation au développement. Focus sur des activités d'ONG belges Guide pour un séjour d'immersion dans le Sud

Sensibilisation

Accroche: 
Exemples

Animation de rue « Faux banquiers »

A l’occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale 2012, trois comédiens professionnels jouent le rôle de banquiers sur les marchés en Province de Namur. Pour attirer la foule, ils proposent aux passant-e-s de gagner 100€ via une loterie. Les banquiers proposent d’investir leur argent dans leur banque (placements non éthiques : travail d’enfants, soutien de régimes dictatoriaux, etc.). Les passant-e-s, choqués par le discours cynique du « banquier », se rendent vite compte qu’il ne s’agit pas d’une vraie banque. Le comédien sort alors de son rôle et explique le rapport entre son discours et la réalité des investissements. Par ce type d’intervention, l’ONG invite à se questionner sur la capacité à agir face à cette thématique. Des pistes d’action sont ensuite évoquées ensemble.

Célébration « Les jeunes ont la parole »

A l’occasion de la Journée Internationale du Droit des Femmes, une ONG a mis sur pied une journée de rencontre afin de célébrer les victoires et les acquis de la lutte féministe pour l’égalité. Elle a donné la parole aux jeunes du Nord et du Sud afin de croiser leurs regards, leurs envies, leurs questionnements ou leurs engagements pour l’égalité. Parmi les nombreuses activités proposées, il y avait des expositions photos et des concerts d’artistes engagés. Le public avait également l’occasion de rencontrer deux personnalités du Sud et du Nord et de découvrir 44 témoignages de personnes jeunes et engagées dans divers pays (Sénégal, Espagne, Allemagne, Canada, Belgique, etc.). Ces dernières ont raconté leur expérience militante suite à un appel à témoignages de l’ONG. Par cette action l’ONG a mis en avant que la question de l’égalité motive encore les jeunes.

Festival de films « ALIMENTERRE »

Le documentaire est un très bon lanceur d’alerte et un excellent outil de sensibilisation. Le festival de films « AlimenTerre », ce sont quatre jours de projections de films avec entre autres des rencontres-débats, des ateliers culinaires, un forum d’ alternatives concrètes, etc. Derrière le festival, se trouve une équipe d’une vingtaine de bénévoles actifs sur l’ensemble du projet (sélection des films, promotion, logistique, etc.) et de nombreux partenaires associatifs et culturels.

L’ONG organisatrice est active dans le soutien à l’agriculture paysanne et familiale au Sud. Par ce festival, elle poursuit l’objectif de mettre des mots et des images sur les désordres agricoles et alimentaires dans le monde.

Les « midis », espaces de débats

Ouverts à tous mais destinés en priorité au monde universitaire, les « Midis » sont organisés tous les jeudis de l’année académique à Namur par une ONG universitaire. Une personne issue de la coopération au développement, de la société civile, de la recherche, d’une association du Sud ou même un étudiant ou une étudiante présente une expérience particulière des relations Nord-Sud et du développement et ouvre ainsi le débat.

Formation

1. Formation « Ici et ailleurs Que faire ? »

Cette formation s’adresse à des personnes prêtes à questionner leurs convictions et leurs pratiques. Les objectifs poursuivis par l’ONG organisatrice sont de permettre à chacun et à chacune de se situer face aux réalités politiques, sociales, économiques et culturelles des sociétés du Nord et du Sud ; et de développer des capacités pour orienter son engagement dans la solidarité, ici et ailleurs.

Les méthodes utilisées sont variées, avec un accent particulier dans l’emploi de techniques actives et participatives. Des jeux de simulation, la présence de témoins privilégiés, de spécialistes des domaines traités, ainsi que l’apport de créations audiovisuelles et théâtrales viennent enrichir et structurer la réflexion des participant-e-s.

2. Formation sur les rapports Nord/Sud

Les thématiques abordées dans les modules de la formation sur les rapports Nord/Sud vont de la consommation durable et responsable à l’empreinte écologique en passant par les causes et conséquences des phénomènes migratoires. Le public cible est un public multiculturel (personnes originaires du Maroc, de Turquie, Guinée, RDC, Sénégal, etc.) composé d’adultes (entre 18 et 60 ans) peu scolarisés en apprentissage de la langue française et qui sont pour la plupart à la recherche d’un emploi. L’objectif de ces modules de formation est de sensibiliser, conscientiser et mobiliser les groupes qui en bénéficient. L’ONG à l’origine de cette formation agit en partenariat avec des associations d’alphabétisation de la région bruxelloise.

3. L’approche systémique pour acteurs éducatifs

Cette formation permet de découvrir le « Jeu de la ficelle », un outil pédagogique proposant une démarche basée sur l’approche systémique. Elle s’adresse aux actrices et acteurs éducatifs. Concrètement, la première journée permet de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation, de construire un regard critique sur la société de consommation et ses impacts et ses valeurs. C’est également dans cette première journée que sont expliquées les crises actuelles et leurs liens avec le modèle néolibéral pour mieux connaître et valoriser les alternatives et dynamiques de changement. La deuxième journée présente des outils pour l’animation. Une ONG agréée organise cette formation en partenariat avec une ASBL de solidarité internationale.

4. Séjours d’immersion et échanges entre jeunes du Nord et du Sud

Les échanges Nord/Sud sont des processus éducatifs qui s’adressent tant à des jeunes Belges qu’à des jeunes du Sud (plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et l’Inde sont concernés). Ils démarrent par une formation aux enjeux du monde contemporain et aux relations Nord/Sud. Les thématiques sont adaptées au contexte de chaque pays mais se recoupent pour permettre des regards croisés entre jeunes (via échange de vidéos, de courriers, publications collectives). Ils se poursuivent par des séjours d’immersion qui permettent la rencontre entre les jeunes du Nord et du Sud, l’échange de points de vue, la remise en question. Le plus souvent ce sont les jeunes Belges qui partent au Sud mais tous les 3 ans, des jeunes du Sud sont accueillis en Belgique. Ces séjours donnent également l’occasion de se mobiliser ensemble pour la réalisation de projets concrets comme le reboisement au Sud ou l’intervention sociale au Nord (restos du coeur, samu social, etc.). Enfin, ils se prolongent par une réflexion sur l’engagement et un accompagnement des jeunes soit pour les former à devenir des relais d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire soit pour les accompagner dans la réalisation de leurs propres initiatives en faveur du développement. Ces processus éducatifs, basés sur des échanges Nord/Sud sont conçus et gérés par une ONG belge en partenariat avec des organisations du Sud. A travers cette approche, il s’agit de promouvoir la réciprocité des actions (notamment au niveau de la mobilité), de donner une place importante au partenariat Nord/Sud dans la stratégie d’action de l’ONG, de valoriser les partenaires dans leur rôle de formateurs, de construire des ponts et un dialogue structurel entre jeunes du Nord et du Sud, de répondre à un besoin d’éducation citoyenne exprimé par la jeunesse du Sud, etc.

Ecoutez le témoignage de quelques jeunes du Burkina Faso, Bénin et Maroc : "Un pas vers l'autre" qui vous plongera dans le vécu des participant-e-s : la découvertes de nos réalités, leurs réflexions sur les contrastes qu'ils découvrent, leur vision de la jeunesse, les valeurs auxquelles ils croient, ... 

5. Publication « Alternatives Sud »

La revue Alternatives Sud est une publication trimestrielle créée en 1994 visant à faire connaître des points de vue critiques de la recherche au Sud sur les enjeux du développement et de la mondialisation. Chaque numéro porte sur une thématique particulière, abordée par des auteurs et auteures d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Par cette revue, l’ONG éditrice veut proposer des analyses à la fois approfondies, alternatives et formulées depuis le Sud afin de prendre le contre-pied d’une expertise du Nord qui, forte de ses moyens de diffusion, domine trop souvent le débat sur les stratégies de développement.

Mobilisation citoyenne

Groupes d’action mis sur pied par une ONG

Ces groupes sont composés de jeunes adultes, souvent reliés à l’enseignement supérieur, désireux de défendre la justice économique et la consommation responsable dans leur localité. Ils constituent de véritables démultiplicateurs et démultiplicatrices des messages de l’ONG et de ses valeurs en menant différentes activités à leur échelle : actions médiatiques, conférences, animations, ciné-débats, etc. Pour mener à bien leurs activités, tous les groupes d’action sont réunis pour se former une fois par an lors d’un weekend. L’objectif visé est de débattre plus en détails des thématiques traitées par l’ONG et de favoriser les échanges et le renforcement mutuel entre groupes.

Youth Board

Le Youth Board est le conseil des 16 jeunes ambassadeurs et ambassadrices soutenu par une ONG active dans la défense des droits de l’enfant.

Formés aux thématiques des droits et des conditions de vie des enfants dans le Sud, ces jeunes néerlandophones et francophones, âgés de 14 à 18 ans, se réunissent chaque mois, accompagnés par l’ONG, et conçoivent une campagne de sensibilisation ‘Jeunes’. Les formations, ateliers et échanges ont pour objectif final un projet concret : Serious game, jeux de rôle, jeux online, forum-théâtre, expositions, etc.

Jeunes entreprises

Depuis 2010, une collaboration s’est tissée entre une ONG active dans l’économie sociale et solidaire et l’asbl « Les Jeunes Entreprises ». Leur partenariat consiste à créer et accompagner des mini-entreprises d’économie sociale et solidaire. Les élèves constituent, gèrent puis clôturent une entreprise de taille réduite qu’ils-elles financent eux-mêmes en vendant des produits ou des services. La mini-entreprise vise d’abord la découverte et l’apprentissage de l’esprit d’initiative, le sens des responsabilités, la dynamique de groupe, la communication, le dépassement de soi, etc. Grâce à l’accompagnement de l’ONG, les jeunes ont en plus l’opportunité de vivre les valeurs de l’économie sociale et solidaire : participation, démocratie, solidarité, coopération, ouverture aux autres, pluralisme.

Plaidoyer politique

Plaidoyer auprès de l’Organisation Internationale du Travail

Le plaidoyer politique dépasse les frontières nationales. Chaque année en juin a lieu à Genève la Conférence internationale de l’OIT (Organisation Internationale du Travail, une agence de l’ONU), qui peut être considérée comme ‘ le parlement mondial du travail ’. Les débats rassemblent syndicats, employeurs et gouvernements. Via un syndicat belge, une ONG a l’occasion chaque année d’envoyer une délégation de son service de plaidoyer politique ainsi qu’une représentation de ses organisations partenaires du Sud. Elles participent aux débats en relayant les préoccupations des travailleurs-euses de la base. Leur apport a contribué à « la Convention sur le travail domestique » adoptée en 2011 à partir du travail de partenaires du Niger, du Pérou et d’Inde, mobilisés sur ce thème dans leur pays.

Plaidoyer pour un soutien à l’agriculture familiale en Afrique

Depuis 2008, s’est tissée une collaboration étroite entre une ONG belge et quatre plateformes paysannes nationales d’Afrique de l’Ouest. Reposant sur des séminaires, des visites de terrain et un partage d’expériences entre organisations de solidarité internationale du Nord et représentants paysans du Sud, ainsi qu’avec des organisations européennes agricoles, des positions et des propositions communes ont vu le jour pour défendre ensemble une agriculture familiale, tant au Sud qu’au Nord. Ces positions sont portées auprès des décideurs européens et africains. Par la mise en réseau, les membres du réseau alimentent leurs connaissances sur l’agriculture familiale et ils se renforcent grâce à la régularité de la démarche et la multiplicité des rencontres.

Mobilisation citoyenne contre un traité de libre-échange

Des campagnes de mobilisation citoyenne et d’interpellation politique sont régulièrement organisées avec les publics. Par exemple, lors d’une campagne contre un traité de libre-échange entre l’UE et la Colombie et le Pérou, une ONG a récolté plus de 3000 signatures, rencontré certains parlementaires, participé à des manifestations et organisé un week-end de formation sur le libre-échange.

 

 

Campagne La santé, un droit pour tous

Lors de la Journée mondiale de la Santé, une campagne « la santé, un droit pour tous », a été menée par une ONG en collaboration avec une mutuelle et ses organisations socio-éducatives. Présents sur les marchés, devant les hôpitaux ou en plein centre-ville, « des infirmiers, des médecins, des malades » des organisations socio-éducatives ont sillonné les rues à Arlon, Nivelles, Verviers ou Bruxelles pour sensibiliser la population à la problématique de l’accès à la santé tant au Nord qu’au Sud afin de récolter adhésions et signatures pour une pétition sur ce sujet qui a été remise au Premier Ministre belge et au Ministre de la coopération au développement. Ces actions ont été relayées dans les différentes presses régionales.

Recherche

Publication « Les chiffres de la dette »

Pour comprendre la multiplicité des crises en cours, une ONG a réalisé une brochure qui reprend l’ensemble de données liées à la dette (et à des thèmes connexes) : crise économique, crise financière, crise alimentaire et crise de la dette des pays du Sud en 1982 ou celle de l’Europe aujourd’hui ; en passant par les dettes odieuses dans le monde, les chiffres du FMI et de la Banque mondiale. L’analyse des statistiques permet d’identifier les véritables enjeux. La brochure présente des tableaux et des infographies qui permettent de mettre en lumière les éléments du puzzle.

L’observatoire des entreprises Belwatch

L’observatoire des entreprises mis en place par une ONG est une base de données sur l’incidence des entreprises et des multinationales sur la société. Elle est accessible sur Internet et constamment mise à jour. Elle a pour objectif de permettre à des syndicalistes, des acteurs du développement, des chercheurs-euses, des altermondialistes d’y trouver des résumés référencés qui illustrent et expliquent un certain nombre de pratiques d’entreprises ayant des conséquences négatives (ex. dumping social, privatisation, etc.). Elle permet aussi d’y d’effectuer une recherche à partir d’un nom d’entreprise (avec référencement croisé filiale/sous-traitant/etc. et « société-mère »). Sous chaque entreprise, le visiteur trouve un bref descriptif et les actus s’y rapportant.

Recherche-action sur l’émancipation

La méthodologie de la recherche-action participative est privilégiée dans le champ de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire. Entre 2011 et 2013, une ONG a initié une recherche-action sur le thème de l’émancipation avec comme objectif de questionner le sens de ce concept dans le contexte actuel. De multiples actions et pratiques collectives émancipatrices portées par des acteurs sociaux et éducatifs ont été identifiées dans plusieurs cultures et continents. Les analyses menées avec les acteurs visaient à découvrir comment l’émancipation peut s’avérer une utopie concrète donnant sens aux luttes contre les nouvelles formes de domination : la question centrale était moins de savoir ce qu’est l’émancipation, que de savoir comment on la suscite, à travers quels types de pratiques individuelles et collectives. Une attention a également été portée aux formes d’expression culturelle que peut prendre l’émancipation. Afin de mener cette identification, plusieurs espaces d’échanges et de réflexion ont été organisés tels que des ateliers de réflexion et de partage sur les pratiques émancipatrices avec des acteurs de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, de l’éducation à l’environnement, de l’action sociale et de l’enseignement ; ainsi que diverses rencontres avec des théoriciens et praticiens de l’émancipation (Scope Le Pavé et L’Engrenage, Jean-Pierre Nossent, Jean Sur, Guy Bajoit, etc.). Dans un second temps, un séminaire international de trois jours a été organisé afin de présenter des actions collectives émancipatrices d’acteurs du Nord et du Sud. L’ONG a produit un DVD (« Penser est un acte sauvage ») dans le courant de ce processus et a socialisé l’expérience via sa revue.

Qui ?

Les ONG, principales promotrices de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

Éduquer à la citoyenneté mondiale et solidaire est un métier. Cela ne peut s'improviser ni reposer sur la seule volonté (voir Guide). Les ONG détiennent une expertise en cette matière. Proches des gens et flexibles, elles peuvent tout à la fois appuyer les initiatives qui surgissent et en initier d'autres. L'expertise des ONG provient également de leurs partenariats avec des organisations du Sud. Les actions d'éducation au développement qui produisent un impact durable sur la population s'appuient sur un dialogue entre citoyens européens et citoyens des pays du Sud et ne se focalisent pas sur des problèmes qui concernent le Sud mais abordent des préoccupations touchant à des expériences partageés.

ACODEV et le Groupe de travail d'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

Le GT ECMS s'est donné pour missions de:

  1. Valoriser la place et le rôle de l'ECMS dans la coopération au développement et le champ éducatif
  2. Défendre la spécificité des membres actifs en ECMS
  3. Renforcer la qualité des membres actifs en ECMS
  4. Favoriser l’échange d’informations et d’expériences entre membres actifs en ECMS (et d’autres acteurs)
  5. Préparer les délibérations du CA d’ACODEV pour tout ce qui a trait à l’ECMS

Il est actuellement présidé par Delphine DE BLEECKER, de la Croix-Rouge de Belgique.

Publications du GT ECMS accessibles au public

Annoncer La Couleur

Annoncer la Couleur n'est pas une ONG. Il s'agit d'un programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) qui propose aux (futurs) enseignants des démarches pédagogiques originales et participatives pour aborder avec les jeunes des questions de citoyenneté mondiale.

Concrètement, le programme propose un accompagnement pédagogique, des formations, un répertoire en ligne actualisé, des centres de prêts provinciaux et un appui financier & pédagogique pour des projets.

ONG actives en milieu scolaire

Surtitre: 
Education à la citoyenneté mondiale et solidaire
Accroche: 
De nombreuses ONG appuient les acteurs du monde scolaire dans leurs propres démarches en en matière d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire en images

Vous souhaitez prendre connaissance de ce qu'est l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire ?  Iles de paix, une ONG membre d'ACODEV, a produit un court film destiné à un public d'étudiants en pédagogique : https://www.youtube.com/watch?v=pCKTdq2mRAY

L'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire : une mission de l'école

Le décret « Missions » (art.6) de la Communauté française assigne à l’enseignement la responsabilité de « préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures ». 

Vous êtes enseignant (H/F)

En tant qu'enseignant/e vous avez une place privilégiée pour sensibiliser et former les jeunes aux enjeux Nord/Sud et à la citoyenneté mondiale. Cela est possible déjà en primaire. En secondaire beaucoup de cours se prêtent particulièrement bien à ces thèmes (Histoire, Actualité, Sciences humaines, Sciences sociales, Géographie, Sciences économiques, Etude du Milieu, Religion, Morale, etc.), de même qu'au niveau supérieur. 

Vous possédez déjà toutes les qualités pédagogiques pour faire bouger vos élèves. Veillez également à ce que l'information que vous donnez soit bien en phase avec les problématiques actuelles.

En savoir plus sur la perception des enseignants sur l'éducation à la citoyenneté mondiale à l'école, sa nécessité, le type d'appui recherché, les freins à lever, etc. Consultez les résultats d'une enquête menée par ACODEV en 2012. 

Le partenariat écoles-ONG

Les écoles et les ONG peuvent jouer un rôle important dans l’apprentissage d’une démarche d’engagement des élèves en faveur de la solidarité internationale. Elles vont contribuer à ce que les élèves deviennent des citoyen-n-es plus  conscient-e-s de l’inégale répartition des ressources dans le monde, des atteintes qui en résultent à la dignité et aux droits humains, et du rôle actif qu’ils peuvent et pourront jouer, individuellement et collectivement, dans un esprit de justice et de solidarité, pour y mettre un terme.
Les ONG visent à renforcer l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, aux différents types et niveaux d’enseignement, de l’enseignement maternel jusqu’à l’enseignement supérieur.

Vous trouverez ici la liste des ONG membres d'ACODEV actives en milieu scolaire et des exemples d'activités en milieu scolaire.

Le soutien des ONG en milieu scolaire prend des formes diverses :

Cet appui se décline à différents niveaux d’enseignement et filières, de l’enseignement maternel à l’enseignement supérieur et font généralement l'objet d'un dialogue concerté avec les enseignant-e-s.

 Liste d'ONG membres d'ACODEV actives en milieu scolaire par niveau d'enseignement : ici

D'autres informations aussi sur le site www.enseignement.be et ses pages relatives à l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire : ici

Formations pour enseignants

Accompagnement sur mesure d'établissements scolaires

Plan Belgique - Ecole droit de l'enfant

Animations en classe

Mise à disposition d'outils pédagogiques

Le catalogue "La solidarité internationale en classe" regroupe des propositions d'outils de 25 ONG belges actives en milieu scolaire.  Ces outils sont classés par niveau d'enseignement.  Un index permet d'identifier facilement les thématiques traitées par chaque outil (commerce équitable, découverte d'un pays, droits de l'enfant, environnement, migration, etc.).  Une liste d'ONG concernées par les animations en classe, l'accompagnement de projet, les animations au siège, les formations d'enseignants est aussi disponible.

Voyages d'immersion au Sud

Si vous voulez organiser un séjour dans un pays du Sud dans une perspective de solidarité internationale, plus d'infos ici.

Travail scolaire

Le travail scolaire

1. Ateliers d’immersion au « Village du monde » Dans ces ateliers d’immersion, les élèves du primaire sont invités à vivre un scénario interactif au sein de mises en scène grandeur nature : Les enfants se retrouvent ainsi dans le cadre d’un village africain, de familles qui cherchent à fuir leur pays, de personnes sans-papiers, etc. Ce parcours leur permet de découvrir de façon dynamique et participative les effets de la mondialisation, les raisons des migrations, etc. L’ONG qui encadre ces villages du monde s’est focalisée sur trois objectifs à travers les ateliers : comprendre d’où proviennent certains aliments (cacao, banane, riz, etc.) ; expliquer le déséquilibre entre le Nord et le Sud ; évoquer les raisons pour lesquelles certaines personnes quittent leur pays pour aller vers un autre. Ces ateliers s’adressent chacun à un degré de l’enseignement primaire. Vivants et participatifs, ils comportent également un volet créatif au cours duquel les élèves réalisent un carnet illustré reprenant les grandes étapes de l’atelier.

Parcours citoyens

Six journées citoyennes ont été organisées par une ONG dans le cadre du projet « Parcours citoyens » destiné aux élèves de l’enseignement secondaire. Les journées citoyennes constituent la première étape du parcours afin de sensibiliser les élèves à la responsabilité citoyenne à partir de récits radio de personnes confrontées à des crimes internationaux. Ensuite, les élèves continuent à approfondir, et à questionner la démarche citoyenne et la notion de l’engagement à travers des animations : « le théâtre et l’engagement » et « le conflit israélo-palestinien », deux sorties théâtre et une animation de clôture : « Pourquoi et comment être citoyen ? ». Cette intervention a réuni plusieurs partenaires : l’ONG initiatrice, des Théâtres et une ASBL de défense des droits humains.

Cours sur la souveraineté alimentaire

Une ONG octroie un label aux écoles qui collaborent avec plusieurs ONG dans le cadre d’un projet d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire dénommé « JAGROS » Jeunes Agronomes et Souveraineté Alimentaire. Ceci se fait à travers l’accompagnement de groupes relais d’étudiant-e-s au sein de leurs Hautes Ecoles et une collaboration avec les professeurs. Dans le cadre de ce projet, un module de minimum 15 heures de cours sur la souveraineté alimentaire figure au programme de cours des sections agronomie de cinq Hautes Ecoles. Un syllabus a été élaboré par les trois ONG partenaires sous l’orientation des professeurs et directions afin de fournir des informations pertinentes et objectives sur les différents enjeux de la souveraineté alimentaire, contenu qu’ils pourront s’approprier.

Ecoles Droits de l’enfant

Un label peut être octroyé aux écoles qui veulent devenir une Ecole des droits de l’enfant, c’est-à-dire où la Convention Internationale des Droits de l’Enfant est approuvée et soutenue, où un climat des droits de l’enfant est installé au quotidien. Intégrer les droits de l’enfant au projet éducatif de l’école, c’est envisager un large éventail de possibilités pour éduquer les élèves à la citoyenneté, aux valeurs solidaires et à l’ouverture au monde. Plusieurs organisations partenaires (ONG, diverses ASBL liées aux droits de l’enfant et le DGDE) soutiennent et accompagnent l’équipe éducative tout au long du parcours, qui dure deux ans. Au terme de ces deux années, l’école reçoit le label Ecole des droits de l’enfant, symbole d’une étape franchie dans l’application de ces droits au quotidien.

Réalisation d’un outil pédagogique « Nous on se mouille ! »

L’outil pédagogique « Nous, on se mouille ! » s’adresse avant tout aux enseignants et enseignantes des établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel. A travers eux, ce sont leurs élèves qui sont visés. 43 fiches pédagogiques sont proposées. Chacune se présente selon le même canevas : un recto informatif et un verso avec des exercices de fixation des acquis. On trouve aussi, en lien avec ces fiches, un manuel pour le professeur, 36 reportages audiovisuels et 4 animations. Les reportages traitent de la thématique de l’eau dans le Nord et dans le Sud. Ils montrent que l’eau est indispensable dans de nombreux métiers, notamment dans le secteur industriel. Des bonnes initiatives (professionnelles comme individuelles) qui permettent d’économiser de l’eau sont expliquées. Cet outil est le fruit d’une collaboration entre une ONG flamande et une ONG francophone.

ONG et séjours d'immersion

Accroche: 
Certaines ONG membres d'ACODEV se sont spécialisées dans la préparation, l'organisation et le suivi des séjours d'immersion. Voici une liste exhaustive

Plus d'infos dans la brochure disponible
en ligne le site.


Pour qui ?

N’importe quel acteur, individuel ou collectif, est appelé à s’engager dans le sens de la solidarité internationale et dans celui de la promotion de ces valeurs.

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire offre un large panel d’activités qui peuvent se décliner pour les adultes comme pour les tout-petits. En Belgique, l’offre en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire englobe une multitude d’acteurs : grand public, médias, responsables politiques, bénévoles, syndicats, entreprises, enseignement, consommateurs, migrants, acteurs culturels, parents, chercheurs, etc.

Les interventions organisées en éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire s’adaptent et se modulent selon le public qui est ciblé, prenant en compte les attentes, et les besoins. L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire s’adresse donc à tous les secteurs de notre société.

Découvrez des exemples de publics cibles de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire via la brochure  Panorama de l'Éducation au développement ou via la page Comment ?.

Ça marche !

Des résultats au niveau individuel et aussi politique et collectif

La prise en compte des questions de solidarité internationale dans l’espace public augmente et aboutit à des résultats tels :

  • Renforcement de la participation des sociétés civiles du Nord et du Sud,
  • Augmentation de la part du commerce équitable,
  • Changement  de comportements en matière d’environnement, d’interculturalité,
  • Meilleure compréhension des phénomènes migratoires,   
  • Plus grande visibilité d’alternatives au modèle dominant,
  • Compétences communales élargies aux relations Nord-Sud,
  • Mainstreaming des questions de genre et du développement durable,
  • Reconnaissance de la nécessité du droit à la souveraineté alimentaire,
  • Mise en place d’une taxe sur les transactions financières,
  • Partenariats entre acteurs sociaux du Sud et du Nord,
  • Annulation de certaines dettes de pays du Sud, reconnaissance de notion de dette environnementale,
  • Émergence du mouvement altermondialiste (forum social, festivals, ...),
  • Politiques de responsabilité sociale des entreprises,
  • Traité humanitaire et de désarmement (illégalité des armes à sous-munitions),
  • Émergence du tourisme équitable,

Au niveau de l'engagement individuel

En 2014, ACODEV a fait réaliser une étude d'impact qui documente le rôle et le type d'apports de l'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire dans l'engagement citoyen. Ces apports sont multiples et se situent à différents niveaux.  Nous reprenons quelques-uns de ces apports sur l'individu : 

Le renforcement des valeurs

Les citoyens et les citoyennes qui croisent des activités de citoyenneté mondiale et solidaire ont conscience des injustices mondiales. Participer à des actions d'éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire va préciser, affiner ces valeurs, les argumenter en leur donnant un contenu.  

Le changement d’attitudes et de comportements se situe à trois niveaux

1. Le niveau professionnel
Côtoyer un milieu engagé, suivre une formation en ECMS, etc. permet de poser des choix réfléchis concernant le secteur professionnel dans lequel s’investir ou se réorienter.

2. Le niveau privé 
- Les expériences dans le Sud et  le fait de côtoyer d’autres cultures amènent les personnes à être satisfaites de ce qu'elles possèdent, à simplifier leur mode d’existence, à avoir une vision nouvelle sur la manière d’être au monde, d’éduquer ses enfants, etc. 
- Participer à des interventions d’éducation à la cioyenneté mondiale et solidaire permet de découvrir un type de communication non violente et un sentiment positif à intégrer dans leurs différentes relations. 

3. Le niveau de l’engagement
-
Les expériences dans le Sud augmentent la volonté de trouver des réponses aux injustices et de s’engager plus et à plus long terme ainsi que suscite un intérêt accru pour la région visitée. 
- Les formations donnent des pistes d’engagement concrètes en permettant au citoyen-ne de s’informer sur les initiatives existantes, sur les opportunités de bénévolat au sein d’ONG, sur les alternatives au modèle dominant. 

L'empowerment

L’ECMS joue de façon positive sur l’empowerment des citoyens.  Trois niveaux de pouvoir sont renforcés par l’ECMS :

  • « Pouvoir intérieur » : les interventions d’ECMS jouent sur la capacité qu’ont les citoyen-ne-s à influencer leur vie, en proposant les changements de certains types de comportements. 
  • « Pouvoir de » : l’ECMS emploie des méthodes participatives qui amènent le-la citoyen-ne à développer une certaine créativité qui peut plus tard le-la rendre apte à résoudre des problèmes.
  • « Pouvoir sur » : en utilisant des schémas d’argumentation, le citoyen se trouve plus à même de guider les autres par sa propre sensibilisation.  

L'acquisition de connaissances 

L’ECMS permet d’acquérir des nouvelles connaissances sur de multiples points :

  • Connaissances théoriques sur des thématiques (via conférences, formations, stands, bulletins périodiques, engagement bénévole, etc.).
  • Connaissances de réalités locales du Sud (via séjours d’immersion et "liens avec le Sud") et mise en contact avec des perceptions, représentations du monde et modalités d’engagement différentes.
  • Connaissance des enjeux globaux et des interconnexions (via ateliers de réflexion, débats, propositions de schémas d’analyse). 
  • Connaissance du secteur professionnel des ONG (via l’engagement bénévole ou professionnel dans les ONG ; via l'appui des ONG à la création d'initiatives privées de solidarité internationale, etc.)
  • Connaissance de soi.  Ses activités le conduisent à délimiter les modalités et les lieux à travers lesquels ils-elles sont prêt-e-s à s’engager.  L'ECMS favorsie aussi une meilleure connaissance de sa culture par le contact avec une autre culture.

Le développement d'aptitudes

  • Prise de parole en public (les activités de sensibilisation étant souvent participatives).
  • Aptitudes professionnelles liées aux métiers de la coopération au développement.  
  • Aptitudes sociales, de gestion, de mobilisation de groupe, utiles dans d’autres secteurs professionnels. 
  • Aptitudes à communiquer. Par l’ECMS, le-la citoyen-ne découverte des modèles de communication à appliquer lors de sensibilisation de l’entourage.  Il-elle s'approprie des outils de communication positifs et des schémas d’argumentation pertinents. Par les lectures au cours d’activités ECMS (journaux/revues, internet, ouvrages, etc.), il ya renforcement de l’engagement par la verbalisation de schémas de pensée.  Les lectures alimentent la réflexion et le socle de valeurs qui fait sens pour le-la citoyen-ne en les mettant en mots. 

La construction d'un réseau 

Un réseau se crée avec des citoyens et des citoyennes engagés. Il est porteur de création de projets, débats d’idées, pistes d’engagement pertinent, d’enseignements divers.

 

Les séjours d'immersion ont un impact 

Ecoutez le témoignage de quelques jeunes du Burkina Faso, Bénin et Maroc en séjour d'immersion en Belgique : "Un pas vers l'autre" qui vous plongera dans le vécu des participant-e-s : la découvertes de nos réalités, leurs réflexions sur les contrastes qu'ils découvrent, leur vision de la jeunesse, les valeurs auxquelles ils croient, ...  

Exemples